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Comment la technologie maîtrise la pollution de l'air à Beijing

Cette photo a été prise le 10 juillet 2026, montrant un système de gouvernance environnementale axé sur les données, présenté au Centre municipal de surveillance écologique et environnementale de Beijing, en Chine. (Xinhua/Sun Suying)
En 2025, Beijing a enregistré 311 jours de bonne qualité de l'air et un seul jour de forte pollution, contre 58 jours de forte pollution en 2013, année où la ville a officiellement commencé à publier les données de surveillance du PM2,5 (particules fines en suspension dans l'air dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres). La concentration annuelle moyenne de PM2,5 est passée de 89,5 microgrammes par mètre cube en 2013 à 27 microgrammes par mètre cube en 2025, soit une baisse de près de 70 %.
Derrière ces progrès, les technologies numériques jouent un rôle de plus en plus important. Cet air plus pur est le résultat d'un système complet intégrant la surveillance environnementale, l'analyse scientifique, l'élaboration des politiques, la coopération régionale et l'application de la loi, où la technologie est désormais intégrée à chaque maillon de cette chaîne.
Ces progrès ont attiré l'attention internationale. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement a félicité l'expérience de Beijing en matière d'amélioration de la qualité de l'air comme un modèle pour d'autres villes.
UNE APPROCHE PLUS CIBLÉE
Une gestion précise et structurée à plusieurs niveaux sont les clés de cette efficacité. 35 stations de surveillance standard à travers la ville mesurent en continu les principaux polluants, tandis que plus de 1 000 capteurs compacts déployés dans les communautés et les cantons fournissent des informations détaillées sur les variations locales de la qualité de l'air. Le centre a développé un système d'analyse capable d'identifier environ 125 composants du PM2,5. Ce système de surveillance est l'une des premières institutions de surveillance écologique et environnementale de Chine, chargée de surveiller l'air, l'eau, le bruit, les sols et les écosystèmes de Beijing.
« L'analyse des sources nous aide à identifier les principaux contributeurs à la pollution à différentes étapes, fournissant une base scientifique aux décideurs pour cibler les sources d'émissions clés », a déclaré Li Yunting, directeur technique du centre. Selon les dernières analyses, 57 % de la pollution proviennent du transport régional, et les 43 % restants des émissions des véhicules et des résidences, une part assez importante, caractéristique distinctive d'une grande métropole internationale.
Les résultats de la surveillance ont permis d'engager des mesures de contrôle de la pollution comme encourager les véhicules à énergie nouvelle ou encore la mise en place de structures à membrane supportées par air pour contrôler les émissions de poussière. Parallèlement, la pollution par la combustion du charbon a presque été éliminée, reflétant les efforts nationaux plus larges pour réduire la consommation de charbon, promouvoir ainsi les énergies propres et moderniser les industries lourdes polluantes.
UNE GOUVERNANCE PLUS INTELLIGENTE
Le système intègre l'intelligence artificielle, l'Internet des objets, la télédétection par satellite et les technologies de surveillance embarquées pour rassembler sur une plateforme unifiée les données environnementales provenant de multiples sources. « Le système rassemble sur une seule plateforme des informations qui étaient auparavant dispersées entre différents départements », a déclaré Zhang Likun, directeur de la division. Au-delà d'une simple surveillance, les données recueillies utilisant plus de 30 algorithmes intelligents, peuvent détecter à l'avance les risques potentiels de pollution. Ainsi le personnel de surveillance identifie les problèmes les plus urgents et les transmet aux services d'application de la loi.
Les systèmes intelligents du centre permettent des contrôles hors site et des actions conjointes intersectorielles impliquant le logement, les ressources en eau et les transports, améliorant considérablement l'efficacité et la précision de la gestion environnementale.
Cette approche a déjà attiré l'attention internationale. Clean Air Asia, une organisation non gouvernementale internationale axée sur l'amélioration de la qualité de l'air en Asie, a d'ailleurs présenté ce système comme une étude de cas représentative dans son rapport « China Air 2025 ». Le modèle a également été présenté à la Conférence 2026 sur la meilleure qualité de l'air et a reçu le Certificat de partage des meilleures pratiques pour l'air pur.
La Chine a intégré la conservation écologique dans sa modernisation. Alors que le pays accélère ses efforts dans le cadre de l'initiative « Belle Chine », l'expérience de Beijing démontre comment la technologie peut soutenir une gouvernance environnementale plus précise, coordonnée et durable.

(Xinhua/Sun Suying)

