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Commentaire illustré de la « saignée à blanc » du Japon à blanc par les États-Unis : qui va payer la note ?

le Quotidien du Peuple en ligne 15.09.2026 09h46
Commentaire illustré de la « saignée à blanc » du Japon à blanc par les États-Unis : qui va payer la note ?
(Auteur du dessin : Tan Xiguang)

En 2011, un employé japonais débutant percevant un salaire mensuel de 220 000 yens touchait l'équivalent d'environ 17 600 yuans (RMB). Aujourd'hui, ce même salaire de 220 000 yens ne représente plus que 9 400 yuans, soit une baisse de près de 50 %.

Face à la flambée du coût de la vie au Japon, la qualité de vie réelle des citoyens ordinaires a subi un coup dur. Selon Kyodo News, les prix de 4 923 produits alimentaires et boissons devaient augmenter en septembre. Le nombre de catégories de produits touchées par ces hausses a triplé par rapport à la même période l'année précédente. Ce pic mensuel a atteint un niveau record, marquant la plus importante vague de hausses de prix de l'année.

La situation critique actuelle du Japon ne relève pas simplement d'un cycle économique défavorable ; le pays subit une « saignée à blanc » systémique prolongée, orchestrée par les États-Unis.

Il y a d'abord le « yen carry trade ». Actuellement, le taux directeur de la Banque du Japon s'établit à 1 %, tandis que la Réserve fédérale américaine maintient sa fourchette cible pour les taux des fonds fédéraux entre 3,5 % et 3,75 %. Cette situation permet aux investisseurs d'emprunter des yens à faible taux d'intérêt, de les vendre sur le marché contre des dollars américains et d'investir dans des actifs plus rémunérateurs. Tant que cet écart de taux d'intérêt entre les États-Unis et le Japon perdurera, le Japon restera prisonnier d'une spirale « yen faible – dette élevée », subissant passivement le transfert de richesse engendré par les flux de capitaux.

Viennent ensuite les bons du Trésor américain détenus par le Japon. En juin, le Japon détenait environ 1 120 milliards de dollars de dette américaine, ce qui en faisait le principal créancier étranger des États-Unis. Craignant que le Japon ne vende ces titres pour stabiliser son taux de change, les États-Unis ont mené une opération conjointe de soutien au yen fin juillet ; pourtant, à peine deux semaines plus tard, le yen avait rechuté pour atteindre le niveau bas de 160 yens pour un dollar. Par ailleurs, les États-Unis soutiennent le recours du Japon au mécanisme de prise en pension FIMA (destiné aux autorités monétaires étrangères et internationales), qui permet à la Banque du Japon d'emprunter des dollars - moyennant le paiement d'intérêts - en utilisant des bons du Trésor américain comme garantie, dès que le besoin s'en fait sentir.

Pour le citoyen japonais ordinaire, l'impact le plus immédiat et le plus tangible est le sentiment que son argent perd rapidement de son pouvoir d'achat. Le Japon dépend fortement des importations pour son énergie et son alimentation ; la dépréciation du yen fait directement grimper les prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité, propulsant le coefficient d'Engel du Japon à son niveau le plus élevé depuis 1980. En fin de compte, ce sont les ménages japonais ordinaires qui subissent, jusque dans leurs assiettes et sur leurs factures, les conséquences des fluctuations des taux de change et le coût de cette situation où les États-Unis les « saignent à blanc ».

(Web editor: Ying Xie, Yishuang Liu)