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Jiangsu : de nouvelles preuves du massacre de Nanjing remises au Mémorial des victimes du massacre de Nanjing

le Quotidien du Peuple en ligne 17.08.2026 15h14

Des personnes font sonner la Cloche de la paix lors d'une cérémonie marquant le 89e anniversaire du début de la guerre de résistance nationale de la Chine contre l'agression japonaise, au Mémorial des victimes du massacre de Nanjing perpétré par les envahisseurs japonais, à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est de la Chine), le 7 juillet 2026.

Des personnes font sonner la Cloche de la paix lors d'une cérémonie marquant le 89e anniversaire du début de la guerre de résistance nationale de la Chine contre l'agression japonaise, au Mémorial des victimes du massacre de Nanjing perpétré par les envahisseurs japonais, à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est de la Chine), le 7 juillet 2026. (Xinhua)

Selon un mémorial situé à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est de la Chine), les documents historiques reçus cette année apportent de nouvelles preuves des crimes de guerre commis par les troupes japonaises lors du massacre de Nanjing en décembre 1937.

Le Mémorial des victimes du massacre de Nanjing perpétré par les envahisseurs japonais a rassemblé plus de 150 lots d'objets et de documents historiques, ainsi que plus de 100 pièces d'archives, au cours du premier semestre 2026. Cette annonce a été faite le 15 août, jour marquant le 81e anniversaire de la capitulation du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ces nouveaux éléments, dont beaucoup ont été offerts par de jeunes étudiants, comprennent de la correspondance privée de soldats japonais, des cartes postales envoyées depuis le front, des manuels d'instruction sur la guerre chimique (gaz de combat) et des compilations d'articles de presse de l'époque.

Parmi ces documents figure une série de lettres privées écrites entre 1937 et 1939 par un soldat de la 16e division de l'Armée impériale japonaise, nommé Ishikawa. Dans une lettre datée du 20 décembre 1937, soit une semaine après la chute de Nanjing, il écrivait : « Il y a quelques jours, nous avons tué plus de dix mille soldats vaincus ». Ce document constitue un témoignage direct de l'auteur des faits lui-même, consigné au moment même du massacre, et corrobore les écrits du journal intime d'Azuma Shiro, un autre soldat de la même division.

Deux manuels d'instruction sur la formation systématique à la guerre aux gaz toxiques, utilisés par les forces d'invasion japonaises, ont également été offerts.

Par ailleurs, Marcus Detrez et Bastien Ratat (France) ainsi que Zhong Haosong (Chine) ont fait un don conjoint de documents d'archives au mémorial. Ces documents comprennent 861 pages provenant du ministère français des Affaires étrangères et relatives à l'agression japonaise en Chine, ainsi que plus de 50 publications en langue japonaise, incluant des magazines illustrés de l'époque et des chroniques de guerre depuis le front. « Ces artefacts, documents historiques et pièces d'archives mettent en lumière, sous différents angles, les atrocités commises par les forces japonaises, notamment le massacre de Nanjing et d'autres crimes de guerre. Issus de sources diverses, ils se recoupent et constituent un faisceau de preuves irréfutables », a commenté Meng Guoxiang, chercheur à l'Institut d'études sur la mémoire nationale et la paix internationale.

Une cérémonie a également été organisée pour la cinquième promotion des « gardiens de la mémoire historique du massacre de Nanjing », accueillant de nouveaux membres tels que Carly Brady, binationale américano-canadienne, et Christoph Reinhardt, ressortissant allemand.

« Depuis 2022, le mémorial a décerné des certificats à cinq promotions, soit un total de 44 personnes », a de son côté noté Zhou Feng, conservateur du mémorial. « À mesure que ce groupe s'agrandit, la mémoire historique du massacre de Nanjing sera transmise à un public toujours plus large ».

(Web editor: Qianqian Wu, Yishuang Liu)