Le gouvernement vénézuélien a déclaré dimanche ne pas reconnaître le référendum de deux jours sur les îles Malouines (appelées Falklands au Royaume-Uni et Malvinas en Argentine), sur le statut politique des îles disputées.
Dans un communiqué officiel publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement vénézuélien a qualifié le référendum de "revendication britannique du changement du statut légal" des îles controversées.
Le référendum était une manoeuvre menée par une "nation colonialiste" qui cherche à "priver l'Argentine de son droit légitime à la souveraineté territoriale sur ces territoires" en violation des résolutions pertinentes de l'ONU et du droit international, a déclaré le communiqué.
"L'auto-détermination ne peut pas être réclamée dans un territoire disputé et colonisé, avec une population implantée par la force, représentant les intérêts du Royaume-Uni", indique le communiqué, appelant d'autres pays à s'opposer au référendum.
L'Argentine a été battue en 1982 par le Royaume-Uni dans une guerre de 74 jours déclenchée par une dispute sur la souveraineté des îles, situées juste au large de la côte sud de l'Argentine.
Le référendum, qui a débuté dimanche matin, devrait durer deux jours. Selon les médias locaux, parmi les 2 932 habitants des îles, 1 649 se sont inscrits pour voter.
Le gouvernement argentin, qualifiant le référendum de démarche "illégale", a demandé une négociation avec Londres pour aborder le problème en vertu des dispositions établies par les résolutions de l'ONU datant de 1965 à 2012.
Le Royaume-Uni, qui contrôle en réalité les îles, a montré tout son soutien au référendum et au droit des habitants des îles à l'autodétermination.