La dernière tentative par quelque 70 députés japonais du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir) d'établir une loi concernant les relations avec Taiwan n'est qu'une pure provocation absurde, qui va continuer de nuire à la réputation du Japon et à la stabilité de la région.
Le Communiqué conjoint sino-japonais de 1972, qui est la pierre angulaire de la relation sino-japonaise, stipule clairement que le gouvernement japonais comprend et respecte pleinement la position du gouvernement chinois quant à Taiwan, considéré comme une partie inaliénable du territoire de la Chine.
Fait à noter, la question de Taiwan concerne non seulement les intérêts fondamentaux de la Chine, mais aussi la base politique des relations sino-japonaises.
Supposons, si les députés d'un pays, ayant noué des liens diplomatiques avec le Japon, essaient d'adopter une loi sur les relations avec Okinawa, le gouvernement nippon ne va-t-il pas penser qu'il s'agit d'un défi à la souveraineté du Japon et d'une fraude diplomatique?
Compte tenu de la composition du groupe de députés, sous la houlette de Nobuo Kishi, vice-ministre des Affaires étrangères et frère cadet du Premier ministre Shinzo Abe, on a lieu de croire qu'il s'agit d'une autre démarche prise par le cabinet nationaliste de M. Abe pour faire enrager la Chine à des fins politiques.
En niant et en blanchissant l'histoire nippone de l'invasion, M. Abe et ses disciples ont lancé une campagne politique pour dévier le Japon vers la droite, au détriment non seulement des relations avec les pays voisins, mais aussi de la paix et de la stabilité régionales.
Le motif de la campagne est simple : M. Abe doit s'appuyer sur les électeurs conservateurs de droite afin de rester dans l'arène politique. Cette collusion se fait pourtant au sacrifice de toute la nation, conduisant ainsi le Japon sur un chemin dangereux de provocation et d'isolement.
La tentative des députés nippons compromet aussi les efforts de M. Abe de présenter le Japon comme un partenaire responsable et fiable dans la communauté internationale, n'apportant rien que le doute et la suspicion à une Asie de l'Est déjà instable.
Si le Japon veut vraiment réparer ses relations avec la Chine, comme l'a dit M. Abe, il doit immédiatement cesser de défier la Chine. Car, compter sur les cartes de Taiwan revient tout simplement à jouer avec le feu.