Dernière mise à jour à 10h14 le 02/04
Un système de salaire vital national (national living wage, NLW) est entré en vigueur vendredi au Royaume-Uni.
Le NLW est un salaire minimum plus élevé pour les travailleurs âgés de 25 ans et plus, qui démarre à 7,2 livres sterling par heure (environ 10,2 dollars), ce qui équivaut à 55% du salaire médian d'une personnes âgée de 25 ans et plus.
Le gouvernement britannique a annoncé cette mesure dans son budget d'été de 2015 et a également déclaré son ambition d'augmenter le NLW à la hauteur des 60% du salaire médian en 2020.
Cette mesure va augmenter la masse salariale nationale de 4,5 milliards de livres sterling, soit une augmentation de 0,5%.
Environ 4,5 millions de travailleurs en bénéficieront cette année, avec 1,5 million de bénéficiaires supplémentaires d'ici à 2020, ce qui représente 23% des travailleurs dans le pays.
Sur les 6 millions de travailleurs qui en bénéficieront, environ 3,2 millions de travailleurs devraient voir leurs paquets de salaires augmenter au niveau du NLW, selon les chiffres du think-tank Fondation Résolution basé à Londres.
2,8 millions d'autres travailleurs qui gagnent déjà plus que le NLW pourraient voir leur salaire augmenter dans la mesures où les employeurs chercheraient à maintenir les écarts de rémunération entre les travailleurs.
Les travailleurs touchés peuvent espérer une augmentation salariale annuelle de 1.210 livres sterlings en moyenne.
Environ 46% des personnes touchées par cette mesure travaillent dans trois secteurs: le commerce de détail, l'hôtellerie et les services administratifs. Près de la moitié des travailleurs dans le secteur de l'hôtellerie en bénéficieraient.
La Fondation Résolution a contribué à la recherche menant au NLW, et a été citée par le ministre britannique des Finances George Osborne quand il a annoncé cette politique.
Torsten Bell, directeur de la Fondation Résolution, a déclaré que "l'introduction du salaire vital national d'aujourd'hui signifie une augmentation de salaire de bienvenue pour plus de 4 millions de personnes à bas salaire cette année", dont souvent des femmes et des travailleurs à temps partiel.