La candidature à la présidentielle 2013 de Lalao Ravalomanana, l'épouse de l'ancien président malgache exilé en Afrique du sud, a été annoncée dimanche par le parti politique Tiako I Madagasikara (TIM), mais il appartient à la Cour Electorale Spéciale (CES) de décider de son éligibilité.
Le TIM a pris cette décision lors d'un congrès en présence de l'ex-chef de l'Etat malgache Marc Ravalomanana.
Exilée avec son mari depuis mars 2009 en Afrique du Sud, Lalao Ravalomanana est arrivée à Madagascar le 12 mars dernier pour rendre visite à sa mère hospitalisée selon le compromis que la mouvance Ravalomanana a effectué avec les autorités transitoires actuelles.
Il s'agit d'une visite purement humanitaire et Lalao Ravalomanana se doit d'exclure toute déclaration politique pendant son séjour à Madagascar, selon les autorités de la transition qui ont approuvé son retour.
Selon les conditions prévues par la loi organique relative à l' élection du premier président de la quatrième République malgache, dans son article 5, "tout candidat doit résider physiquement sur le territoire de la République de Madagascar depuis au moins six mois avant le jour de la date limite fixée pour le dépôt des candidatures et être domicilié sur le territoire de la République de Madagascar au jour du dépôt du dossier de candidature".
Lalao Ravalomanana ne répond pas donc à cette condition. Les partisans de Ravalomanana avancent pourtant qu'elle était déjà venue à Antananarivo, la capitale malgache, le 27 juillet dernier mais les autorités transitoires l'ont expulsée de son pays.
Il appartient ainsi à la CES, qui contrôle les conditions de recevabilité des candidatures et les conditions d'éligibilité des candidats telles qu'elles résultent de cette loi organique, de prendre une décision.
La liste définitive des candidats à la présidentielle sera arrêtée définitivement au plus tard cinq jours après la date limite de dépôt des dossiers de candidature par la CES, soit le 3 mai prochain.
Selon le calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale indépendante pour la transition (CENIT), le premier tour de l'élection présidentielle est prévu se tenir le 24 juillet prochain, le deuxième tour, le 25 septembre en jumelée avec les législatives et les municipales le 23 octobre prochain.
Ces élections sont considérées comme une étape cruciale pour sortir Madagascar de la crise de plus de quatre ans.
Le président de la transition Andry Rajoelina et l'ex-chef d'Etat Marc Ravalomanana, principaux protagonistes de la crise, ont accepté de ne pas se présenter à l'élection présidentielle, sur la demande de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).