Dernière mise à jour à 08h57 le 08/04
Les Etats-Unis ne devraient pas rejeter sur la Chine la responsabilité de leurs propres fautes dans leur réponse à la pandémie de COVID-19, qui à dater de lundi a coûté la vie à plus de 10.000 Américains, a déclaré un expert.
La réponse initiale de la Chine au COVID-19 ne peut pas être mise en cause pour le taux de mortalité élevé aux Etats-Unis, puisque celui-ci est beaucoup plus bas en Asie orientale", a confié lundi à Xinhua Sourabh Gupta, un chercheur associé à l'Institut pour les études sino-américaines basé à Washington.
M. Gupta a indiqué qu'il convient de noter que tout comme le premier cas importé de COVID-19 a été enregistré aux Etats-Unis le 22 janvier, le premier cas importé en Corée du Sud a été signalé le 20 janvier et à Singapour le 23 janvier.
Pourtant, deux mois et demi plus tard, la Corée du Sud comptabilisait moins de 200 décès tandis que Singapour n'affichait qu'un taux de mortalité à un chiffre, alors qu'aux Etats-Unis le bilan était monté à plus de 10.000 et en constante augmentation, a rappelé M. Gupta.
"Les politiciens et faiseurs d'opinion américains rejettent désormais la faute sur la Chine. Pourtant, cette faute repose fondamentalement sur les épaules des Etats-Unis, en raison de leur incapacité à faire face à leurs propres défauts extrêmes", a affirmé l'expert.
Le nombre de cas de COVID-19 aux Etats-Unis a dépassé 350.000 avec 10.389 décès en date de lundi 03H30 heure locale (19H30 GMT), d'après le Centre pour la science et l'ingénierie des systèmes de l'université américaine Johns Hopkins.