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Elle s'appelle Mutlu Kaya, elle est jeune, belle, elle chante bien et elle a 19 ans. Mais aujourd'hui, elle est dans un état critique après avoir reçu une balle dans la tête suite à de menaces de mort pour avoir chanté lors d'une compétition télévisée. La police turque vient d'arrêter trois personnes en lien avec cette affaire, dont l'un serait l'ancien petit ami de Kaya. Elle a été touchée à la tête à bout portant lundi alors qu'elle dinait avec ses frères et sœurs dans la province du Sud-est de Diyarbakir. Le tireur était entré dans le jardin de la famille et a ouvert le feu à travers une fenêtre.
Cependant, l'ancien petit ami, cité comme étant un certain Veysi E par la presse turque, a nié avoir tiré les coups de feu. « J'étais contre sa participation à la compétition, mais ce n'est pas moi qui lui ai tiré dessus », aurait-il dit à la police. « Sa famille a toujours voulu qu'elle participe à ces spectacles de talents, mais moi je ne le voulais pas. Nous nous sommes beaucoup disputés à cause de cela. Elle avait voulu participer à ‘O Ses Türkiye' avant, mais je ne le lui avais pas permis. Elle m'a écouté et n'a pas participé à cette compétition ».
Il a dit qu'il avait bu le soir de la fusillade, et a reproché ses mauvaises habitudes à Kaya : « Quand je l'ai rencontrée, je ne buvais pas et je ne fumais pas. Je n'ai commencé qu'à cause de tous ces soucis ». Les médias locaux ont rapporté que Kaya l'avait signalé à la police il y a quatre mois en raison des menaces répétées qu'il portait contre elle. Elle aurait reçu des menaces de mort pour être apparue dans une émission intitulée « Sesi Çok Güzel » depuis avril, certaines d'entre elles émanant de la famille même de son père.
Il y a eu une vague de violence contre les femmes en Turquie, dont près de 300 ont été tuées l'année dernière, beaucoup d'entre elles par leurs maris, petits amis ou des parents. Une enquête nationale menée en 2013 a révélé que 34% des hommes pensaient que la violence domestique était « parfois nécessaire », tandis que 28% estimaient que la violence était « un outil acceptable pour discipliner les femmes ». Au plus haut de l'Etat, le Président turc lui-même, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé à plusieurs reprises que « les hommes et les femmes ne sont pas égaux, mais se complètent l'un l'autre », suscitant de nombreuses réactions en Turquie comme à l'étranger.
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