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Gabon : l'UE exige le gouvernement de faire la lumière sur les violences post-électorales

Xinhua | 21.10.2017 10h18

L'Union européenne (UE) lors des travaux du dialogue intensif Gabon-UE, exige au gouvernement de faire une enquête internationale indépendante sur les violences post-électorales de 2016, rapporte un communiqué officiel.

Depuis le 13 septembre dernier, le Gabon et l'UE ont engagé un dialogue politique dit "intensifié ". Ce processus est ouvert aux Nations unies qui peuvent y participer en tant qu'observateur.

Au-delà de son engagement au titre de l'Accord de Cotonou, le Gabon y participe de bonne foi, et avec la ferme volonté de mener des discussions sereines sur les thèmes et les questions arrêtés de commun accord.

Au cours de la 3ème session du 17 octobre 2017, l'UE a indiqué qu'une enquête internationale indépendante sur les violences post-électorales de 2016 était la seule voie.

"Le respect des droits de l'Homme est un des piliers de l'Accord de Cotonou, accord qui précise notamment dans son article que les parties s'engagent à promouvoir et protéger toutes les libertés fondamentales et tous les droits de l'Homme, qu'il s'agisse des droits civils et politiques, ou économiques, sociaux et culturels", indique le communiqué.

L'UE espère donc, poursuit le communiqué "poursuivre prochainement le dialogue politique intensifié sur la thématique clef des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, y compris sur la légalité et les normes régionales et internationales en matière des détentions et arrestations, le droit à un procès équitable et les conditions d'emprisonnement".

De son côté le gouvernement gabonais a également réagi par un communiqué indiquant que "de plus, le Gabon a volontairement saisi la Cour pénale internationale, seule instance habilitée à mener une enquête internationale en la matière".

"Le Gabon considère aussi que les actes du dialogue politique entre le pouvoir et l'opposition ont posé les bases de la consolidation d'un climat politique apaisé. Toute injonction extérieure qui ne serait pas susceptible de favoriser cet objectif n'est pas acceptable", rapporte le communiqué gouvernemental.

"Enfin, le Gabon attache le plus grand prix au dialogue politique intensifié avec l'UE. Au cours des prochaines sessions de ce dialogue, toute déclaration tendancieuse et non corroborée ne sera pas de nature à créer les conditions d'une discussion ouverte et constructive", conclut le communiqué.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN)
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