Le Bureau national des statistiques a publié jeudi des données sur la variation des prix de logements dans 70 grandes et moyennes villes chinoises. Selon le rapport, le prix des nouveaux logements dans 68 municipalités, y compris Shanghai, Shenzhen, Beijing et Guangzhou, a continué d'augmenter au mois de mars. Excepté à Quanzhou, dans la province méridionale du Fujian, où le coût reste inchangé, seule la ville de Wenzhou a connu une baisse de prix.
Les données montrent qu'au mois de mars, les prix étaient en hausse dans 68 villes chinoises, soit deux de plus par rapport au mois précédent. Shanghai est en tête du palmarès, avec une croissance de 3,2%, suivie par Shenzhen (2,8%), Beijing (2,7%) et Guangzhou(2,5%). Et à nouveau, seule la ville de Wenzhou, dans l'est de Chine, a vu une baisse de ses prix, comme en février.
En mars, sur le marché des logements d'occasion, 66 villes ont gardé une croissance en glissement mensuel, contre 59 en glissement annuel, soit 10 de plus qu'en février. Beijing a connu la plus forte progression des prix (3,1%).
Selon Liu Jianwei, statisticien du département de l'Enquête économique sociale urbaine du Bureau national des statistiques, cette hausse évidente des prix courant mars pourrait s'expliquer par la libération de la demande. Les mois de mars et d'avril représentent une haute saison pour le marché de l'immobilier, où les transactions sont traditionnellement plus nombreuses que les deux mois précédents.
Il a de plus indiqué que «la préoccupation des acheteurs potentiels concernant la hausse des prix, après la mise en place de nouvelles règles restrictives, incitant les clients à acheter en toute hâte. Devant cette situation, les promoteurs immobiliers ont soit annulé les promotions, soit élevé les prix de ventes».