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| Bernard Petit, ancien patron de la police judiciaire parisienne |
C'est un nouveau scandale qui vient de toucher la PJ parisienne, qui n'en avait sans doute pas besoin. Son patron, Bernard Petit, a été mis en examen pour violation du secret de l'instruction. Il a également été placé sous contrôle judiciaire et officiellement destitué de ses fonctions par le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Il lui est également reproché des faits de « révélation d'informations sur une instruction dans le but d'entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité ».
Bernard Cazeneuve a déclaré dans un communiqué qu'il « prend acte » de la mise en examen du patron du prestigieux 36 Quai des Orfèvres et annoncé sa suspension avec effet immédiat, soulignant que « Le respect des principes déontologiques ne doit souffrir aucun manquement » et réaffirmant sa détermination à « sanctionner tous les comportements individuels qui sont de nature à jeter l'opprobre sur la police nationale et sur sa loyauté à l'égard de l'autorité judiciaire ».
Mais il n'est pas le seul à être tombé : Richard Atlan, son directeur de cabinet, a également été mis en examen pour les mêmes chefs et Philippe Lemaître, secrétaire administratif détaché à l'Association nationale d'action sociale au ministère de l'Intérieur (Anas), a quant à lui été mis en examen pour complicité de trafic d'influence et recel de violation du secret de l'instruction.
Les quatre hommes sont soupçonnés d'avoir transmis à Christian Prouteau, fondateur du GIGN, célèbre groupe antiterroriste français, des informations sur l'enquête dont il fait l'objet dans le cadre d'un dossier de trafic d'influence visant Christophe Rocancourt, un homme connu sous le surnom d'« escroc des stars », déjà mêlé à plusieurs affaires d'escroquerie aux Etats-Unis et en France et accusé d'avoir extorqué plusieurs milliers d'Euros à deux sœurs marocaines menacées d'expulsion contre la promesse d'obtenir leur régularisation. Les deux femmes, n'ayant rien vu venir, avaient porté plainte.
Cette affaire est la troisième qui touche la célèbre PJ parisienne en moins d'un an après le viol présumé d'une touriste canadienne dans les locaux de la brigade de recherche et d'intervention en avril, suivi du vol de 52 kg de cocaïne dans des scellés trois mois plus tard, ternissant passablement l'image de cette institution.
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