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Un an après le transfert de l'ambassade des États-Unis, les Palestiniens font face à la pression de l'alliance américano-israélienne

Xinhua | 15.05.2019 08h32

Un an après le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, les Palestiniens font face à une escalade de la violence et de la pression exercée par l'alliance américano-israélienne.

La décision des États-Unis, qui viole les lois internationales, a donné "carte blanche" à Israël pour continuer à opprimer les Palestiniens, notamment par l'extension de ses colonies de peuplement sur des territoires palestiniens, la démolition de maisons palestiniennes et l'assassinat de Palestiniens, ont déclaré des responsables et des analystes palestiniens.

Selon des sources médicales palestiniennes, 317 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est au cours de l'année écoulée, qui vu de nombreuses manifestations palestiniennes contre le blocus et l'occupation par Israël des territoires palestiniens.

Après le transfert de l'ambassade des États-Unis, il est devenu clair que l'actuelle administration américaine dirigée par le président Donald Trump "n'a aucune crédibilité dans la négociation de la paix dans la région", a déclaré Saeb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans une interview accordée à Xinhua.

L'initiative des États-Unis a découragé ceux qui veulent la paix et encouragé ceux qui veulent des colonies de peuplement, a-t-il dit, ajoutant que les États-Unis ne réussiront jamais.

"Aucun peuple n'acceptera le déni de ses droits, quel qu'en soit le prix", a-t-il affirmé.

En plus des manifestations populaires, les Palestiniens ont également lancé une campagne diplomatique internationale pour le boycott du prochain plan de paix proposé par les États-Unis au Moyen-Orient, mieux connu sous le nom de "Deal of the Century" ("Accord du siècle").

Rami Saleh, directeur du Centre d'aide juridique et de défense des droits de l'homme à Jérusalem, estime que la campagne politique palestinienne au niveau international a eu un impact plus fort que les manifestations populaires, en particulier la décision de rompre les liens avec l'administration américaine.

Le plus gros impact de la décision de Donald Trump de transférer l'ambassade il y a un an est que cela entrave la création de l'État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et compromet donc la solution à deux États, a souligné M. Saleh.

Cependant, il pense que les Palestiniens peuvent compter sur la communauté internationale pour trouver une solution satisfaisante à la cause palestinienne.

Depuis le transfert de l'ambassade des États-Unis, le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé à plusieurs reprises la création d'un mécanisme international multilatéral pour superviser le processus de paix.

M. Erekat a déclaré que les Palestiniens demandaient à une conférence de paix internationale parrainée par l'ONU, et que la direction palestinienne réfléchissait à s'entretenir avec diverses puissances mondiales, dont la France et la Chine.

"Dans ce contexte, la Chine a un rôle très important à jouer. Nous avons besoin que la communauté internationale assume ses responsabilités, qu'elle tienne Israël pour responsable de ses violations, et qu'elle affirme clairement que l'occupation est devenue un fardeau plutôt qu'une récompense pour Israël", a-t-il dit.

M. Erekat a également insisté sur la nécessité de mettre en place "un processus de paix fort et constructif", fondé sur la solution à deux États avec la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967, conformément au droit international et aux résolutions de l'ONU.

(Rédacteurs :Xiao Xiao, Gao Ke)
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