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Burundi : Les choses évoluent positivement même s'il y a beaucoup de choses à faire encore

Xinhua | 22.11.2017 08h43

Une délégation de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) qui vient de clôturer sa visite au Burundi, a indiqué mardi que les choses évoluent positivement au pays, mais qu'il y a beaucoup de choses à faire encore.

"C'est la première fois que je mets mes pieds dans votre pays, un pays que j'ai trouvé très magnifique avec une nature extraordinaire et une population très travailleuse et calme. On a constaté que dans le pays, des choses évoluent positivement mais qu'on a beaucoup de choses à faire encore", a indiqué Jacques Chagnon, chef de la délégation et président de l'Assemblée Nationale du Québec, à l'issue d'une rencontre entre la délégation et le président burundais Pierre Nkurunziza,

Parmi les choses à faire encore, il a cité le travail de réconciliation et celui de la recherche de la vérité qui, selon lui, "sont absolument incontournables pour un pays comme le Burundi qui a vécu depuis 50 ans les problèmes majeurs et qui doivent se cicatriser et faire en sorte que dans l'avenir on puisse vivre les uns avec les autres dans la tolérance".

Il n'a pas voulu aller plus loin dans l'évaluation de l'évolution de la situation sur les droits de l'homme et de la situation politique en général au Burundi indiquant tout simplement que, "l'APF fera le rapport aux membres de son Bureau au mois de janvier 2018".

Il a fait savoir que la délégation qu'il conduisait (des parlementaires de Madagascar, de la République Démocratique du Congo et du Cameroun) a pu visiter 9 des 18 provinces du Burundi, et rencontrer leurs gouverneurs, des autorités morales, religieuses et politiques à travers tout le pays.

Le porte-parole de la présidence de la République, Jean Claude Karerwa, a quant à lui indiqué à la presse que la délégation a cherché à savoir auprès du président les inquiétudes liées à la volonté manifeste d'amender l'actuelle Constitution de la République qui risque de faire disparaître l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation du Burundi.

Par rapport à ces inquiétudes, a dit le porte-parole, le chef de l'Etat leur a fait savoir que l'idée d'amender la Constitution a pris ses origines au sein des réunions des chefs des partis politiques et autres acteurs qui ont eu lieu deux fois, à Kayanza et à Gitega, et dans d'autres fora qui les ont suivies sans oublier les désirs exprimés par la population dans le cadre de la Commission Nationale du Dialogue Inter-burundais.

Cette délégation de l'APF est venue au Burundi sur demande des parlementaires burundais qui ont sollicité cette visite pour que l'APF vienne constater elle-même la situation qui prévaut au Burundi aux niveaux politique et des droits de l'homme par rapport à 2015, année où la crise que traverse le Burundi a commencé.

Sur ce, a indiqué le porte-parole de la présidence de la République, "le chef de l'Etat a demandé à ses hôtes de produire le rapport tel qu'ils ont vu le pays pour éviter à l'avenir des allégations diverses sur le Burundi".

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)
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