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Sensation en Champions League : le PSG écrase Barcelone 4-0

le Quotidien du Peuple en ligne | 16.02.2017 09h21

« Désastre », « sinistre total », « Emery détruit le Barça », « humiliation », « incontestable supériorité française »... si la presse française n'a pas manqué, fort logiquement, de s'enflammer mercredi matin après la déroute inattendue du Barça au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain, la presse espagnole en général, et catalane en particulier, n'a pas été tendre avec Barcelone. Angel di Maria, Julian Draxler et Edinson Cavani ont humilié l'équipe de Luis Enrique comme elle l'a rarement été en compétition internationale, et tout semble indiquer qu'une page s'est peut-être tournée pour cette équipe mythique qui aura sans aucun doute toutes les peines du monde à retourner une situation passablement compromise après la superbe soirée de mardi au Parc des Princes.

Le PSG a dépensé un peu plus de 700 millions d'Euros au cours des six dernières années - et ce fut leur dernière grande acquisition, Julian Draxler, qui fut une des grandes vedettes de ce match. Les choses ont très vite mal tourné pour Barcelone, quand Draxler a été stoppé irrégulièrement par le Français Samuel Umtiti. Aux abords de la surface, Angel Di Maria s'est chargé du coup franc. Sa frappe enroulée à mi-hauteur finit sa course dans les filets d'un Ter Stegen médusé. Le Parc explose tandis que l’Argentin file vers le poteau de corner pour célébrer son troisième but en Ligue des champions cette saison. Draxler avait amené le coup franc et il ne faisait que commencer à tourmenter Barcelone, harcelant les Catalans pour le reste de la mi-temps.

Dès lors, le FC Barcelone se lança à la poursuite de l'ombre tandis que le PSG appuyait avec toute l'intensité attendue par son entraîneur Unai Emery, qui connaissait parfaitement les défauts de son adversaire : le Barça est faible sur sa droite avec Sergio Roberto en milieu de terrain, Et c'est justement là que Draxler faisait la plupart des dégâts. À l'autre bout du terrain, Lionel Messi, désormais barbu, était quasiment invisible, mis sous l'éteignoir par un Adrien Rabiot des grands soirs, qui ne le lâchait pas d'une semelle et le privait de ballons. Et c'est dans une ambiance indescriptible que le PSG parvint à faire sauter la défense adverse une deuxième fois. Bien décalé par Marco Verratti, Julian Draxler fixe Ter Stegen avant de le battre d’une frappe croisée du pied droit (40e). Les supporteurs parisiens jubilent et, constamment debout sur le bord de la pelouse, l’entraîneur du PSG ne masque pas sa satisfaction, donnant de la voix pour égrener ses consignes. « Vous ne rêvez pas, le PSG mène deux à zéro », s’égosille en même temps le speaker du Parc à la mi-temps.

En dépit du spectacle d'horreur qu'avait constitué la première mi-temps de Barcelone, c'est encore le PSG qui commença la seconde comme si leur survie en Ligue des Champions en dépendait. Verratti, Rabiot et Blaise Matuidi continuèrent à empoisonner Sergio Busquets et, avant qu'Angel Di Maria ne marque son second but, faisant basculer les supporteurs du PSG dans la liesse après avoir mystifié plusieurs adversaires et d’expédier une frappe enroulée magnifique dans la lucarne de Ter Stegen (55e). Du Di Maria pur jus, qui poussa Barcelone plus près encore d'une sortie prématurée de la Ligue des champions. Et ce n'était pas fini... A la 71e minute, Edinson Cavani hérita d’une belle passe dans la surface adverse. L’Uruguayen décocha une frappe instantanée qui trompa un Ter Stegen complètement sonné, comme le reste de l'équipe catalane

Barcelone a maintenant de quoi s'inquiéter sérieusement. Sous Luis Enrique, ils ont abandonné le football basé sur la possession de Pep Guardiola qui fit d'eux les rois de l'Europe en 2009 et 2011. Jusqu'ici, cela n'avait eu aucune importance, parce que les trois avants magiques Messi, Luis Suarez et Neymar étaient spectaculaires et faisaient tout ce qu'il fallait pour envoyer la balle en avant le plus rapidement possible. Mais les critiques disaient que Barcelone se résumait surtout à sa ligne d'avants et que si une équipe était en mesure de les priver de ballons, alors ils seraient en difficulté. Et c'est précisément ce qui est arrivé au Parc des Princes mardi soir. Barcelone a été annihilé par la machine à haute intensité du PSG d'Emery et on est en droit de douter que 90 minutes leur seront suffisantes pour sauver leur campagne en Champions League, leur saison, et très probablement leur entraîneur Luis Enrique. 

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)
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