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Antiterrorisme : vive émotion à Strasbourg après les arrestations du week-end

Xinhua | 23.11.2016 08h19

Alors que le célèbre marché de Noël doit débuter vendredi dans la capitale alsacienne où se pressent chaque année deux millions de visiteurs, la ville de Strasbourg (est de la France), siège du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, est sous le choc après les arrestations le week-end dernier de terroristes présumés parmi lesquels figure un employé périscolaire d'une école primaire.

Alors que les gardes à vue des sept hommes, interpellés ce week-end à Strasbourg et Marseille, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat en France, ont été prolongées mardi, la peur et l'incrédulité dominent dans la "capitale de Noël", même si les autorités se veulent rassurantes.

"Strasbourg n'était pas visée", a déclaré, dès lundi, après s'être entretenu avec le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le maire de la ville, Roland Ries, annonçant que le célèbre marché de Noël était maintenu, "sauf événement ou menace directe ou grave".

Les individus interpellés sont de nationalités française, marocaine et afghane. Ils sont soupçonnés d'avoir été téléguidés depuis la Syrie et d'avoir voulu commettre une ou plusieurs attaques coordonnées en France. "Les exploitations sont toujours en cours pour tenter de déterminer le ou les endroits ciblés", a indiqué une source proche de l'enquête au journal régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

En France, les gardes à vue en matière terroriste peuvent durer 96 heures, voire 144 heures en cas de menace d'attentat imminent ou pour les nécessités de la coopération internationale.

Les quatre Français arrêtés à Strasbourg, inconnus des services de renseignement, étaient entendus mardi dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), près de Paris. Parmi eux figure un fonctionnaire employé de longue date dans une école primaire de la Meinau, quartier du sud-est de Strasbourg.

Yassine B., 37 ans, est soupçonné d'avoir gagné la Syrie en passant par Chypre en 2015. Deux armes de poing et de la propagande jihadiste ont été saisies à son domicile, selon une source proche de l'enquête citée par Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Lors d'une réunion d'information organisée mardi après-midi, des parents d'élèves de l'école où travaillait le terroriste présumé ont exprimé leur stupéfaction. Les enseignants ont quant à eux été alertés dès lundi de cette interpellation.

Selon le ministre français de l'Intérieur Cazeneuve, ces arrestations ont permis de mettre en échec "une action terroriste envisagée de longue date sur notre sol".

Outre Yassine B. sont également en garde à vue, écrit le journal alsacien, Hicham M. (37 ans), qui avait gagné Chypre en 2015 avec Yassine B., Sami B. (36 ans), et Zakaria M. (35 ans).

A Marseille, trois personnes ont été arrêtées le week-end dernier : Hicham E., un Marocain de 46 ans résidant au Portugal, surveillé par les services locaux après de nombreux voyages suspects en Europe et signalé aux autorités françaises comme radicalisé, précise encore Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Un Afghan qui devait héberger Hicham E. et un troisième homme "en lien avec la problématique de l'hébergement" du Marocain sont également en garde à vue.

Deux autres hommes Nasser B., 38 ans, et Lamary N., 40 ans, liés à ce réseau, avaient été interpellés le 14 juin, en plein Euro de football, mis en examen et écroués, ajoute le journal.

(Rédacteurs :Qian HE, Guangqi CUI)
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