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Le Front national mis en examen dans l'affaire des assistants parlementaires européens

Xinhua | 13.12.2017 08h59

Après sa présidente Marine Le Pen, le Front national (FN) lui-même, en tant que personne morale, a été mis en examen dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs présumés des assistants parlementaires européens, ont révélé mardi les médias français. Une information confirmée par le trésorier du parti d'extrême droite.

Le Front national est mis en examen en tant que personne morale dans l'affaire des assistants parlementaires européens pour "complicité" et "recel d'abus de confiance", a confirmé mardi le trésorier du parti d'extrême droite, Wallerand de Saint-Just, après des informations révélées par la presse française.

Wallerand de Saint-Just avait été convoqué par la justice le 30 novembre dernier ."C'est la logique exacte de l'instruction. J'ai tout à fait contesté que le FN est bénéficiaire à mauvais droit d'argent du Parlement européen", a-t-il réagi dans le journal Le Monde.

Dans le cadre de l'enquête, ouverte en mars 2015, les juges examinent les cas de 17 eurodéputés et d'une quarantaine de collaborateurs. Les magistrats soupçonnent le Front national d'avoir organisé un système de financement détourné du parti grâce à l'enveloppe européenne octroyée aux eurodéputés pour embaucher des assistants.

Les accusations sont notamment fondées sur le travail de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui avait communiqué, en juillet 2016, un rapport d'enquête à la justice française.

Six personnes ont déjà été mises en examen: deux eurodéputées (la présidente du FN, Marine Le Pen, et Marie-Christine Boutonnet) et quatre assistants (Catherine Griset, Charles Hourcade, Laurent Salles et Loup Viallet).

Le Parlement européen estime à quelque 5 millions d'euros le préjudice global subi dans cette affaire.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)
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