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Les Casques bleus chinois face à la difficile mission de préserver la paix et la stabilité dans le monde

Xinhua | 02.08.2016 08h27

Les conditions sont difficiles au cœur des forêts primitives de la République démocratique du Congo (RDC): qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, la transpiration, la boue et les coups de soleil mettent à rude épreuve les nerfs de ceux qui s'y trouvent.

C'est dans cet environnement que les Casques bleus chinois déployés dans ce pays d'Afrique mènent la majeure partie de leurs missions.

La veille du Nouvel An chinois, qui avait lieu le 7 février cette année, un tronçon de la route Baraka-Lusenda dans la province du Sud-Kivu dans l'est du pays a été gravement endommagé par un glissement de terrain provoqué par des pluies torrentielles.

Cette route est la seule voie d'accès de la brigade du Sud-Kivu de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) au camp de réfugiés de Lusenda, qui accueille 7.500 personnes et a été créé en juin 2015 à la frontière forestière entre le Burundi et la RDC.

Les ingénieurs chinois avaient le savoir-faire nécessaire pour reconstruire cette route. Mais la brigade du Sud-Kivu a hésité à demander aux Casques bleus chinois de remplir cette mission, car ils célébraient la fête traditionnelle du Nouvel An chinois, l'événement le plus important de l'année pour les Chinois.

Mais Liu Wei, le commandant du 19e détachement chinois d'ingénieurs de maintien de la paix en RDC, a déclaré que les Casques bleus chinois faisaient passer leur mission avant tout et l'accomplirait avec succès, quelle que soit la date.

L'étendue des dégâts était bien plus grave que ce que les soldats avaient imaginé. Des débris s'étaient entassés sur plus de 20 mètres de haut d'un côté de la route, tandis qu'un fossé de plus de 30 mètres s'était creusé de l'autre. La route était devenue très étroite et une seule machine pouvait circuler sur certaines parties.

Néanmoins, personne ne s'est plaint ni n'a envisagé de laisser tomber. Après trois jours et deux nuits de dur labeur, cette voie d'accès essentielle au camp de réfugiés a été rouverte.

Le personnel de l'ONU, les responsables du gouvernement local et les Casques bleus des autres pays ont été profondément émus par l'esprit des ingénieurs chinois.

Guidés par cet esprit qui les incite à faire face aux défis, plus de 30.000 Casques bleus chinois ont servi à l'étranger depuis que la Chine a envoyé, en avril 1990, cinq observateurs militaires à l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST), qui surveille et signale les violations des accords de cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Aujourd'hui, près de 2.500 Casques bleus chinois participent à neuf opérations de maintien de la paix de l'ONU.

Les Casques bleus chinois ont construit ou réparé plus de 11.000 km de routes et plus de 300 ponts. Ils ont déminé 9.400 mines ou munitions non explosées et traité 149.000 patients. Mais derrière ces succès se cachent de grands sacrifices.

L'expérience la plus difficile pour les soldats est de voir les corps sans vie de leurs camarades placés dans des cercueils recouverts par le drapeau chinois. Ces soldats sont venus pour défendre la paix, mais ont perdu la vie à cause de la guerre.

Depuis 1990, 13 Casques bleus chinois ont perdu la vie au cours de leur service.

Le 8 juillet, le caporal Li Lei (22 ans), et l'adjudant-chef Yang Shupeng (33 ans), ont été tués dans des combats entre les troupes gouvernementales du président Salva Kiir et les forces du vice-président Riek Machar dans la capitale sud-soudanaise Juba.

Le 31 mai, Shen Liangliang, un sergent-major de 29 ans, a été tué dans un attentat terroriste à la bombe dans un camp de l'ONU dans la ville malienne de Gao (nord).

Animés par leur professionnalisme, leur courage et leur compassion, les Casques bleus chinois ont essuyé leurs larmes et continuent à faire preuve de bravoure et de loyauté, des qualités caractéristiques de l'armée chinoise contemporaine.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN)
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