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Quels bénéfices ont tiré les États Unis des changements radicaux au Moyen-Orient ?

( le Quotidien du Peuple en ligne )

17.02.2013 à 09h18

A peine ont-ils dit adieu à leur « travailleuse modèle » Hillary Clinton, que les Américains ont bientôt découvert que son successeur, le nouveau secrétaire d'État John Kerry, semble déjà très occupé. Nommé le 3 février dernier, John Kerry s'est empressé d'appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas, et déclaré que les Etats-Unis seront engagés dans le processus de paix au Moyen-Orient. Certains analystes estiment, à en juger par le début du mandat de John Kerry, que son intérêt pour le Moyen-Orient semble être plus élevé que pour la région Asie-Pacifique, et que derrière cela se cachent les difficultés qu'ont les Etats-Unis à gérer les changements spectaculaires qui secouent le Moyen-Orient.

Les Etats-Unis sont la puissance étrangère qui ont eu le plus d'influence sur la situation politique au Moyen-Orient. Avant les troubles qui touchent actuellement le Moyen-Orient, les États-Unis étaient en train d'accélérer le rythme de leur réorientation stratégique vers l'Asie, au détriment apparent du Moyen-Orient. Les changements radicaux au Moyen-Orient, qui ont commencé en 2011, ont apparemment perturbé le redéploiement des Etats-Unis, à tel point qu'ils ont dû continuer à s'intéresser au Moyen-Orient, car d'une part, le Moyen-Orient plongé dans une tourmente sans précédent leur fournit une occasion rare de remodeler l'ordre dans cette région et que d'autre part, les troubles au Moyen-Orient ont ébranlé, et même parfois fait s'écrouler, les fondations de certains régimes pro-occidentaux. Face à cette faillite de plus en plus évidente de la politique américaine au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont dû redoubler d'efforts pour tenter de colmater les brèches.

Ce genre d'ingérence se manifeste principalement sous deux aspects : d'une part, il s'agit d'essayer de favoriser les forces pro-occidentales des pays pro-occidentaux d'adopter, si possible, une politique différente. Dans des pays comme l'Arabie saoudite, Bahreïn et quelques autres, la stabilité du régime en place a permis aux dirigeants locaux de maintenir temporairement la situation autant que possible ; mais pour les dirigeants dans une situation plus difficile, comme en Égypte et au Yémen, ces dirigeants changent et soutiennent les aspirations des manifestants. Et d'un autre côté, dans les « nations radicales » qui n'écoutent pas les belles paroles de l'Occident, aucun effort n'est ménagé pour inciter et soutenir les peuples contre leurs gouvernements, même par le biais d'une intervention militaire, comme en Syrie et en Libye.

Cependant, le « rééquilibrage » de la politique américaine au Moyen-Orient non seulement n'a pas complètement fait disparaitre les vieux problèmes, mais en a produit de nouveaux, ressemblant fort à un casse-tête.

Le premier est la diffusion croissante de l'idéologie des forces religieuses extrémistes. Les régimes laïques du Moyen-Orient, comme la Libye et la Syrie, ont été l'épine dorsale de la répression des forces religieuses extrémistes, mais l'intervention des pays occidentaux à des degrés divers dans ces pays a créé un vide du pouvoir, offrant une occasion rêvée au développement des forces religieuses extrémistes. Dans le passé, la Syrie était ainsi épargnée par le terrorisme, mais depuis la crise de 2011, des militants religieux étrangers affluent en Syrie à travers différents canaux. La Libye connait également une situation similaire. Avant les troubles 2011, le « Groupe islamique combattant » libyen avait disparu, mais les troubles politiques du pays lui ont redonné une seconde jeunesse : le président du Comité militaire de Tripoli Abdul Hakim Belhaj, et la personne en charge de la Commission militaire de la ville de Derna, dans l'Est du pays, Abdelkarim Al-Hasadi, , sont des anciens dirigeants du Groupe islamique combattant. Par leur ingérence délibérée dans les affaires intérieures de certains pays du Moyen-Orient, les États-Unis offrent à Al-Qaida et aux forces religieuses extrémistes un nouvel espace de liberté et de nouvelles opportunités de développement. Avec pour résultat que la croissance de ces forces extrémistes donne une intensité nouvelle aux menaces de sécurité non traditionnelles auxquelles font face les États-Unis.

Deuxièmement, les forces de l'islam politique au Moyen-Orient sont en pleine croissance. D'une certaine manière, ce sont les forces politiques islamiques qui sont devenues les plus grandes bénéficiaires du « pari politique » des États-Unis visant à encourager la transition démocratique au Moyen-Orient. L'incompatibilité entre les valeurs politiques islamiques et celles de l'Occident fait que l'histoire des échanges entre les deux côtés est pleine d'hostilité. L'« islamisation » de la politique au Moyen-Orient signifie, dans une certaine mesure, que les États-Unis sont en train de perdre leur capacité de contrôler la situation au Moyen-Orient. Mohammed Morsi, élu nouveau président de l'Egypte, s'est ainsi rendu en Iran pour participer au Sommet du Mouvement des pays non alignés, et il a apporté son soutien au Hamas dans le conflit israélo-palestinien, montrant que la nouvelle politique étrangère de l'Égypte s'éloigne de plus en plus des États-Unis. L'administration Obama était déterminée à améliorer les relations avec le monde musulman, mais la montée des sentiments anti-américains dans le monde arabe n'a pas pour autant cessé. Une enquête menée par le Centre Pew en juin 2012 a ainsi montré que le taux de soutien aux États-Unis dans plusieurs pays musulmans est légèrement inférieur à celui de 2008, et que plus l'assistance américaine apportée à des pays arabes est grande, plus le sentiment anti-américain l'est également. Selon un rapport du groupe de réflexion américain New American Security Center, publié en juin 2012, « le temps où des diplomates et des officiers de l'armée américaine décidaient, avec les monarques et les généraux de certains pays arabes, des activités américaines au Moyen-Orient est révolu ».

Le 11 septembre 2012, l'ambassadeur américain en Libye a été tué dans une attaque à Benghazi. Hillary Clinton, alors encore Secrétaire d'Etat américaine a alors déclaré, perplexe : « Comment cela a-t-il pu se passer dans un pays que nous avons aidé à libérer, dans une ville que nous avons sauvé de la destruction ? ». Trouver une réponse aux questions qu'a laissées Hillary Clinton est peut-être le principal défi qui se trouve devant le nouveau secrétaire d'État John Kerry.

(L'auteur, Tian Wenlin, est chercheur associé à l'Institut des Relations Internationales Contemporaines)

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