L'édition en langue anglaise de deux romans perspicaces et divertissants écrits par l'un des romanciers chinois les plus accomplis, Lao She, sera bientôt disponible dans tout le pays.
'La Cité des Chats' et 'Messieurs Ma, père et fils', sont deux ouvrages traduits respectivement par deux universitaires de renom de la littérature chinoise William A. Lyell et William Dolby, et publiés par Penguin Chine.
Deux romans de Lao She publiés en anglais.
La cité des chats, est sans doute la première incursion de la nation dans le domaine de la science fiction, qui tourne autour d'un voyageur chinois dans l'espace qui s'écrase sur une planète inconnue, et y découvre un pays habité entièrement par des chats.
Se liant d'amitié avec un chat mâle local, il est introduit à une vie aux aspects bien étranges tels que la langue nationale des félins, l'aliment de base que sont les feuilles de rêverie narcotiques, les trois siècles précédents heureusement connus sous le nom de "Age of Plunder", sont soupçonnés d'avoir formé une vision sombre et une période turbulente de la Chine des années 30.
Le journaliste américain et critique littéraire, lauréat du prix Pulitzer, Ian Johnson, indique dans l'introduction du livre, que Lao She a pris une autre dimension, en écrivant l'un des romans les plus remarquables, déroutant et prophétique de la Chine moderne.
L'humour sarcastique et l'écriture allégorique pourraient avoir été influencés par les premières expériences de l' auteur à Londres. Lao She a enseigné le chinois à l' Université de l'École des études orientales de Londres de 1924 à 1929, une époque où les Britanniques considéraient la Chine et les Chinois dans un fort mélange de méfiance, de mépris, de culpabilité et de peur après les deux guerres de l'opium et de la révolte des Boxers (1900).
C'est à ce moment qu'il a commencé sa carrière d'auteur de fictions patriotiques mais complexes sur la Chine contemporaine, écrit Julia Lovell, professeur de littérature chinoise à l'Université de Londres dans l'introduction de Messieurs Ma, père et fils, qualifiant l'ouvrage «de premier roman chinois confrontant directement le racisme britannique vis-à-vis de la Chine».