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Bilan 2012 : la France entend préserver son influence en Afrique (3)

( Xinhua )

25.12.2012 à 08h02

L'AFRIQUE EST UN "CONTINENT D'AVENIR"

D'un point de vue économique, le président Hollande voit en l'Afrique un "continent d'avenir" avec "des pays qui connaissent une forte croissance", tandis que l'Europe enregistre des taux de croissance faibles et que plusieurs de ses pays sont entrés en récession.

D'après les perspectives de la Banque africaine de développement (BAD), l'économie de l'Afrique devrait afficher une croissance impressionnante de 4,5% en 2012, et de 4,8% en 2013. L'Europe, de son côté, ne pourrait tabler que sur une croissance économique de 0,8% en 2012, avant d'entrer dans une période de stagnation en 2013, d'après les agences de notation internationales.

"En Afrique, une dynamique économique est née depuis plusieurs années. C'est un continent d'avenir parce qu'il y a une jeunesse qui demande à prendre sa place. C'est un continent d'avenir parce que des entreprises sont en train de s'installer, des pays se sont eux-mêmes investis, notamment la Chine et les Etats-Unis", reconnaissait M. Hollande dans un entretien accordé à RFI, TV5 Monde et France 24 la veille de son départ pour Dakar. Le président français n'avait alors pas manqué d'ajouter que la France souhaitait être de cette "grande aventure".

L'intérêt affiché par le président français pour la dynamique économique africaine est d'autant plus compréhensible que la France se trouve marginalisée dans certains pays africains. A titre d'exemple, la part de marché de la France en Afrique est passée, entre 2000 et 2010, de 16,2 % à 8,9 % au profit des pays émergents.

Si "20% de l'économie en Afrique concernent des entreprises françaises", comme l'a souligné M. Hollande lors de son entretien à la presse du 11 octobre, la France entend développer une diplomatie économique pour garantir cette position, mais aussi pour s'assurer des débouchés, à l'heure où l'Europe est plongée dans un profond marasme économique.

Ainsi, la France est bien consciente qu'elle doit accepter la naissance d'une nouvelle Afrique qui diversifie ses marchés et ses partenaires au profit de nouveaux acteurs tels que la Chine, l'Inde ou encore le Brésil. "Les grands pays se tournent vers l'Afrique et investissent massivement. Vous n'avez pas à avoir peur de cet intérêt nouveau", a déclaré le président français dans son discours de Dakar.

Aux anciens clichés se substitue donc progressivement le visage d'un continent constituant l'un des principaux réservoirs de croissance économique, le plus grand marché en devenir et aussi la plus importante réserve de ressources naturelles.

L'industrialisation progressive du continent pourrait permettre à l'Afrique de renforcer son industrie de transformation primaire des matières premières, notamment agricoles.

La nouvelle équipe gouvernementale française entend également assouplir la politique de visas restrictive de la France qui a conduit une part croissante des jeunes Africains à se tourner vers d'autres pays comme l'Allemagne, le Canada, la Chine, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis pour y effectuer leurs études ou y développer une activité.


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